Point de mire: Les délégués de l’OMOSC de Calgary, Regina et Victoria sur les défis de leurs orchestres en matière de salles.
Pendant la dernière année, le centre culturel Arts Commons a imposé des restrictions aux musiciens, leur occasionnant stress et inconvénients. Notamment, il a réduit leur accès aux vestiaires, a verrouillé des portes ou les a dotées d’une serrure à code alors qu’elles étaient toujours ouvertes auparavant, et a grandement limité l’accès des musiciens à leur salon.
Une importante partie du problème vient du fait que les Arts Commons tentent de louer leur salle de concert à des tiers le plus souvent possible afin de surmonter leurs limites budgétaires. C’est ce qui a poussé le centre à réévaluer certains privilèges auxquels les musiciens s’étaient habitués, entre autres la libre circulation autour de la salle. En effet, lors de la location à d’autres clients, le centre ne peut tout simplement pas avoir des musiciens qui se promènent à tout moment dans des espaces qui ont été loués à d’autres. En revanche, les musiciens, qui ont été habitués pendant des décennies à accéder aux lieux comme bon leur semblait, ont du mal à s’adapter aux nouvelles règles.
Le centre culturel Arts Commons continue d’apprécier le Calgary Philharmonic comme résident de sa salle de concert, mais il est aux prises avec d’importantes difficultés financières alors qu’il se prépare à agrandir ses installations. En ce moment, la situation est telle que les musiciens, qui étaient auparavant considérés comme des citoyens du centre, se sentent maintenant perçus comme des locataires, parfois même des intrus. L’administration, et c’est tout à son honneur, travaille sans relâche pour atténuer le stress qu’occasionne la situation.
Michael Hope
Délégué du Calgary Philharmonic
Le 19 avril 2024




